Un joug facile à porter


 

Za 9, 9-10 – Ps 114 (145) – Rm 8, 9.11-13 – Mt 11, 25-30

14e semaine du Temps Ord. (A)

 

Le temps des vacances est à notre portée pour nous permettre de nous reposer et de refaire des forces avant de poursuivre ou de retourner à nos occupations habituelles. La particularité cette année est que le monde entier a été frappé par la pandémie de la COVID-19 qui a généré chez plusieurs d’entre nous une triple fatigue : physique, psychologique et spirituelle. Nous avons besoin de nous reposer pourtant la vie chrétienne ne fait pas de pause.

Le christ, dans l’Évangile de ce jour, invite à venir à Lui, particulièrement ceux et celles qui peinent sur le poids du fardeau. Il donne l’assurance du repos en Lui (Mt 11, 28). Mais qu’est-ce que cela signifie exactement ? C’est une invitation à nous abandonner dans la confiance parce que rien ne lui est impossible. Quel que soit ton joug, c’est-à-dire le lourd fardeau que tu portes, il te propose de le déposer en Lui. Mais, quel est ton joug ? Quel est celui qui, en ce moment, t’anéantit ? Toi qui traverses présentement une dépression ; toi qui es actuellement isolé ; toi qui viens de vivre un moment de tension ou de désaccord avec un être cher ; toi qui es épuisé physiquement, mentalement ou spirituellement ; toi qui as présentement l’impression d’être égaré ; toi qui es préoccupé et tiraillé intérieurement ; toi qui es victime de toute forme de rejet ; toi qui ne vois pas le bout du tunnel à travers l’épreuve que tu traverses en ce moment ; toi qui portes des choses lourdes sous la conscience ; le Seigneur te dit « confiance, viens à moi, je te procurerai le repos nécessaire ». Car il ne trompe jamais, avec Lui tu ne seras jamais déçu. Viens à Lui, ose prendre le temps de la rencontre dans l’Écriture ; à travers la vie communautaire paroissiale ; dans la vie sacramentelle ; etc.

Le Christ nous propose de prendre sur nous son joug dans la mesure où il est doux et humble de cœur. Autrement dit, le joug qu’il nous propose est léger, supportable qui procure un bien intérieure et la paix de l’âme. Ce joug n’est rien d’autre qu’« être disciple du Christ ». Quiconque fait ce choix est assuré de trouver le repos intérieur sans lequel ceux du corps et des émotions ne sont guère possibles. Alors, que cette période estivale marquée par la pandémie de la COVID-19 soit un moment propice pour refaire les formes physiques et mentales. Le repos en Jésus-Christ est à mettre au premier plan. En ce sens, « être disciple du Christ » est un engagement à plein temps qui ne nécessite pas de pause. Ferions-nous une pause de ce qui nous donne la vie ? Arrêterions-nous de boire à la source qui désaltère ? Arrêterions-nous de consommer une nourriture qui procure la vie ? Non ! Nous avons besoin d’être tout à Lui, de vivre en Lui, avec Lui et par Lui. Le curé d’Ars, saint Jean-Marie Vianney, nous dit : « Il est là dans le sacrement de son Amour, il est là celui qui nous aime tant, il nous attend nuit et jour, il est là, il est là ! » Il est là dans sa Parole ; il est là au milieu de nous lorsque nous nous rassemblons pour scruter sa Parole ; il est là dans les saintes espèces de l’autel ; il est là dans le sacrement de la Réconciliation ; il est là dans le sacrement du Frère et de la Sœur lorsque nous allons à sa rencontre à travers toutes les formes de relation et de pauvretés.

Le Christ fait à chacun de nous une proposition audacieuse : Lui faire confiance en osant lui remettre tout joug accablant ; être son disciple et trouver en Lui le repos intérieur. Ce temps estival est une occasion propice pour se donner des moyens concrets afin d’y parvenir.

© Léandre Syrieix.

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