Fatigué des propositions de l’Église ?

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Jr 33, 14-16 – Ps 24 (25) – 1 Th 3, 12-4, 2 – Lc 25-28.34-36

1er Dimanche de l’Avent (C)

Une Église « ringarde », vieillotte, pas à la mode ; une Église en décalage avec son temps, déconnectée de la réalité de la société ; une Église impopulaire qui rabâche dans cesse les mêmes choses ; une Église enfermée dans le passé ; une Église à la liturgie terne et aux rituels inaccessibles aux personnes, etc. Voilà une infime représentation des critiques à l’encontre de l’Église dans ce qu’elle annonce, sans ses pratiques et ses formes. C’est pourtant au cœur de ces critiques que les chrétiens revivent chaque année les mêmes affaires, les mêmes fêtes, les mêmes temps liturgiques. Mais dans quel but ?

L’on retrouve chez saint Paul une des raisons pour lesquelles l’Église nous propose de revivre « les mêmes affaires », les mêmes temps liturgiques comme l’Avent, etc. : « Pour plaire à Dieu » (1 Th 4, 1). Alors que plusieurs chrétiennes et chrétiens s’en lassent, saint Paul nous suggère de « faire de nouveaux progrès » (1 Th 4, 1). En effet, le Christ est déjà venu, il est né, il a souffert, il est mort, il est ressuscité une bonne fois pour toutes. Mais nous faisons mémoire, nous recommençons chaque année les mêmes propositions de l’Église pour nous entrainer, pour nous ternir prêt jusqu’à ce qu’il revienne dans sa gloire.

Curieusement, certains paniquent au point de mourir de peur à l’annonce du retour du Christ. Pourquoi donc ? Voilà une heureuse venue qui nécessite une préparation et une attente joyeuse. De fait, l’attente de la venue d’un être cher provoque non pas la peur, mais une grande joie, une hâte qui, pour nous chrétiens, s’exprime dans notre Espérance. Celle de la réalisation des promesses de Dieu en son Fils. En effet, le Seigneur est fidèle en ses promesses, celle d’une parole de bonheur (Jr 33, 14), c’est-à-dire qui fait du bien, qui rassure, qui relève, qui redonne vie et espérance.

L’Avent est un excellent temps liturgique qui nous est donné pour nous redresser, pour relever la tête de nos désespérances, de nos ténèbres, de nos peurs ; pour recommencer, repartir à zéro en vue de plaire à Dieu à travers de nouveaux progrès. C’est un temps d’attente joyeuse, celle de la venue d’un être cher, Notre-Seigneur qui vient.

© Ab. Léandre Syrieix.

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